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La philosophie des druides dépend d'une culture ancestrale depuis longtemps disparue



















http://pagesperso-orange.fr/yanu/HTML/druidisme.htm

Le néo-druidisme (également appelé druidisme par certains adhérents) est une forme moderne de religion[réf. nécessaire] ou de spiritualité qui promeut l'harmonie avec la nature, souvent au travers d'une forme de culte de la nature. C'est un mouvement d'inspiration maçonnique[1].

Le néo-druidisme, dont les premiers mouvements apparaissent en Angleterre au XVIIIe siècle, relève en partie des premières manifestations de la mouvance néo-païenne. Les premiers mouvements néo-druidiques, inspirés par la vision romantique des XVIIIe et XIXe siècles, étaient basés sur des descriptions historiques des druides celtes de l'âge de fer largement erronées. Ces mouvement n'avaient pas, par ailleurs, de relation directe avec les anciens celtes ou leur culture[2].

Plus récemment, certain groupes néo-druidiques ont tenter de recréer des pratiques plus proche de la réalité historique du druidisme, bien qu'il y ai controverse sur la ressemblance effective que ces mouvements peuvent avoir avec le druidisme historique.[3] Certains néo-druides, au contraire, ne cherchent pas à se rapprocher de la vérité historique du druidisme, suivant simplement leur propre croyances et pratiques spirituelles ou philosophiques et n'adoptent l'appellation de "druide" qu'en référence à l'inspiration philosophique des anciens et nouveaux druides.

Sommaire

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Origines [modifier]

  • Le 21 septembre 1717, The Druid Universal Bond plus connu sous le nom de Druid Order (DO), est créé sous l'implusion de John Toland (1669-1722).
  • Le 21 novembre 1781, Henry Hurle fonde un second mouvement l'Ancient Order of Druids (AOD). Une scission de celui-ci en 1833, va donner naissance à The United Ancient Order Of Druids (UAOD), friendly society.
  • Le 21 juin 1792, Iolo Morganwg réunit à Londres (Primrose Hill) le premier Gorsedd Beirdd Ynis Prydain (Collège des Bardes de l'Île de Bretagne).
  • En 1899, une délégation bretonne, invitée dans le cadre de l'Eisteddfod de Cardiff, décide à son tour de fonder le Gorsedd de Bretagne.

Fondements [modifier]

Le néo-druidisme est issu des œuvres de John Toland pour la lignée du Druid Order, de Henry Hurle pour la lignée mutualiste et Iolo Morganwg pour la lignée galloise. Ce dernier a élaboré la doctrine et inventé les rites des Gorsedd(au). À ses écrits parus en 1848 sous le titre Iolo Manuscripts, il faut ajouter ceux de William Ab Ithel, Barddas, parus en 1862. La théologie qui est développée, s'inspire de sources diverses, folkloriques, bouddhistes, chrétiennes,[réf. nécessaire] maçonniques[4] mais sans nécessairement de rapport avec le druidisme antique.

Selon certains partisans du néodruidisme, par exemple Gwenc'hlan Le Scouëzec[5] cinquième grand Druide de Bretagne, une continuité historique avec les anciens druides aurai existé[6]. D'autres, au contraire, se placent simplement sur le plan du symbolisme et non celui de l'Histoire.

La plupart des spécialistes du domaine celtique récusent une quelconque filiation entre le mouvement néo-druidique et la civilisation celtique antique. Dans leur ouvrage La civilisation celtique, Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux écrivent : « Il n'existe pas, en tout cas, pas plus au Pays de Galles et en Bretagne armoricaine, ou, a fortiori en Gaule […] d'organisation ou de groupe, ouvert ou fermé, qui dispose d'une filiation traditionnelle remontant aux druides de l'Antiquité. » Le druidisme, fondement de la société théocratique des Celtes, ne pouvait survivre à la conception étatique imposée par la romanisation[7] et encore moins s'accommoder de la théologie chrétienne. Celle-ci ne pouvait exister que dans le cadre de la société celtique protohistorique[8].

Rites et Croyances [modifier]

Un groupe de néodruides en habits cérémoniels
Un groupe de néodruides en habits cérémoniels

Le mouvement néodruidique est très varié et il n'y a pas de dogme ou de système de croyances auquel tout les groupes souscrivent. Néanmoins un certain nombre de traits sont communs à la majorité d'entre eux. La croyance principale est que la Terre et la Nature sont sacrées et sont dignes d'être vénérées en tant que tel. Pour cette raison la plupart des druides sont panthéistes. Le respect des ancêtres et en particulier des ancêtres païens est une autre croyance qui se retrouve souvent à la base de ces mouvements.

Les néodruides pratiquent en cercle le plus souvent autour d'un autel. Ils se retrouvent parfois autour des cercles de pierres et mégalithes, ceux ci étant associés aux anciens druides bien que leur origine soient antérieur aux celtes. C'est notamment le cas du Stonehedge où un rituel druidique a lieu au solstice d'été[9]. Certains portent des habits cérémoniels destinés à imiter ceux que les anciens druides portaient. De nombreux druides se servent également de bâtons rituels.

Informations diverses [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Régis Blanchet, Entretiens avec un druide nommé Gwenc'hlan, Éditions du Prieuré, 1993
  • Philippe Le Stum, Le Néo-druidisme en Bretagne, Éditions Ouest-France, Rennes, 1998, (ISBN 2-7373-2281-2)
  • Thierry Jigourel, Druides, modernité d'une tradition millénaire, Éditions Coop Breizh, Spézet
  • Gwenc'hlan Le Scouëzec, Les Druides, Arbre d'Or Éditions, 2003.
  • Gwenc'hlan Le Scouëzec, La Science des druides, Arbre d'Or Éditions, 2005.

Notes [modifier]

  1. Voir l’ouvrage de Gwenc'hlan Le Scouëzec, Les Druides, l'époque moderne et contemporaine, chapitre XIX « La Franc-maçonnerie », page 63 et suivantes, éditions Beltan, (ISBN 2-9516454-3-0)
  2. article sur les druides du brittish museum
  3. Bonewits, Isaac (2006) Bonewits's Essential Guide to Druidism. New York, Kensington Publishing Group ISBN 0-8065-2710-2. Chapter 9, "Solitary Druids and Celtic Reconstructionists" pp.128-140.
  4. Voir l’ouvrage de Gwenc'hlan Le Scouëzec, Les Druides, l'époque moderne et contemporaine, chapitre XIX « La Franc-maçonnerie », page 63 et suivantes, éditions Beltan, (ISBN 2-9516454-3-0)
  5. Le second volume de sa trilogie Les Druides, intitulé Le Moyen Âge (éditions Beltan (ISBN 2-9516554-1-4)) tente de faire le lien entre la disparition du druidisme antique et la fondation du néo-druidisme.
  6. Dans l'avant-propos de son ouvrage Le Néo-druidisme en Bretagne, (éditions Ouest-France, Rennes, 1998, (ISBN 2-7373-2281-2)) Philippe le Stum écrit : « Pour la plupart des néo-druides et bardes de la période que nous retraçons tant en Galles qu'en Bretagne, la référence au druidisme antique fut très superficielle, limitée à quelques éléments de terminologie et au respect d'un apparat et d'un cérémonial dont les historiens ont depuis établi l'inauthenticité. »
  7. Et inversement, le pouvoir romain ne pouvait tolérer la fonction druidique, l'empereur Tibère décrète leur interdiction. En 60, Suetonius Paulinus est à l'origine du massacre de l'île de Mona Anglesey.
  8. Dans La Civilisation celtique, Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux page 145, ch. 3 Le Monde spirituel des Celtes: « L'existence des druides a un sens et une réalité dans le cadre d'une société celtique vivante et organisée ou tout est basé sur le sacré. [...] Rappelons aussi que le druide de l'antiquité n'existe que dans le cadre d'une société celtique indépendante, non convertie à une autre religion, et s'exprimant en langue celtique en tant que langue sacrée. Cela suffit à rendre nulle ou parodique toute résurgence de « druidisme » qui prétendrait remonter à l'antiquité celtique »
  9. Chez les Celtes de l'antiquité, le solstice d'été n'était pas une fête religieuse. Voir Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Fêtes celtiques, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1995, (ISBN 2-7373-1198-7).
  10. Rapport d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale sur les sectes du 22 décembre 1995.

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